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mercredi 08 novembre 2006

Argentine insolite

Cactus

Paysage
Partant de Cordoba en voiture, nous partons dans l'idée de visiter l'estancia la plus connue de la province, l'estancia Santa Catalina.

N'ayant obtenu notre véhicule que tardivement nous approchons du site vers les 19h. Un petit panneau nous indique une distance de 26 kms restants sur la droite. Le chemin est étroit et ne mène qu'à cette estancia qui ne dispose que de deux chambres.
N'ayant pas reservé, nous estimons notre chance d'obtenir un logement à nul et étant donné l'heure tardive, nous préférons rejoindre la ville prochaine. Nous poursuivons quelques kilomètres avant que le bitume ne laisse place aux graviers.

Quelques kilomètres plus avant encore, la nuit tombant la route commence à monter et descendre, devenir sinueuse puis à se rétrécir. Les graviers deviennent gros comme les poings.

Ainsi, nous retrouvons nous au milieu de nulle part sur une route semblant avoir connue une attaque d'artillerie, à la nuit tombée, à compter les kilomètres les uns après les autres en espérant que le dernier panneau indiquait d'une la bonne direction et de deux le bon kilomètrage.
Condor

Desert

Fleur Cactus
Maison

Tornade

Tempete
Alors que j'évoquais le romantisme d'une nuit à la belle étoîle, nous apercevons les lueurs de notre destination. Malgré l'heure tardive, 22h, nous trouvons un logement pour la nuit et trouvons un restaurant charmant dans le coeur de la petite ville de la Cumbre. C'est là, alors que dînions que nous distinguons par la fenêtre, 3 chevaux traversant la ville au galop. Une image fugace et insolite.

Par des routes désertiques au mileu des cactus et des pierres, nous parcourons ensuite la région de San Juan avant de rejoindre Mendoza. Comme chaque jour, nous sommes heureux et surpris de trouver notre chemin. L'atlas dont nous disposons n'indique en effet qu'un quart des routes et la plupart des carrefours ne disposent d'aucune signalisation.
Et même lorsque par chance il y en a une, il est fort probable que les lettres soient à moitié effacées ou encore que le panneau ait été placé derrière un mur, un autre panneau ou un arbre fourni.

Entre autres amusements, nous avons eu droit à un rond-point avec quatres routes absolument semblables sans aucun panneau, un carrefour identique où les panneaux étaient situés deux cents mètres après l'intersection ou encore le plaisir de voir un panneau indiquant la distance à laquelle nous nous trouvions de la ville que nous venions de quitter.
Vegetation

Panneau

desert 2
Mont

Riviere
Ah, j'oubliais les panneaux de la taille d'une feuille A3 indiquant 4 directions sur une voie express... il faut vraiment de bons yeux ou avoir le courage de ralentir à moins de 20 km/heure poursuivie par une meute d'automobilistes écumants.

Cela dit, il ne faut pas se fier au comportement agressif des automobilistes argentins pour porter un jugement sur ce pays. C'est en effet l'un des pays où les personnes que nous avons rencontrées sont les plus sympathiques et serviables.
Malgré notre méconnaissance de la langue, les gens auront été adorables avec nous et ce fût un réel plaisir de voyager dans ce pays.

Un pays qui nous réserve une dernière surprise avant que nous rejoignions Lima. Perdus dans les alentours de Cordoba où nous devons ramener la voiture, nous faisons une halte à villa Belgrano. Cette petite ville a recueilli durant la seconde guerre mondiale un équipage d'un navire de guerre allemand coulé au large de l'Uruguay.

Pourquoi et comment se sont-ils retrouvés ici, nous l'ignorons. Mais un brin nostalgique de leur pays, les naufragés ont reconstitué au coeur de l'Argentine un village à l'atmosphère bavaroise. L'oktoberfest y est même ici célèbré... vraiment insolite.
Boutique

Voiture

Baviere

samedi 04 novembre 2006

Sur les traces du Che avec Madonna

depart

Desert

Paysage

Stef

Ayant rejoint Cordoba, la deuxième ville du pays, en bus de nuit, nous louons une voiture pour sillonner le centre du pays pendant 8 jours.

De nombreuses villes réclament une quelconque parenté avec Che Guevarra. Ici, il a vecu, là, il a etudié, ici encore, il est passé...

Par chance, en l'absence d'un véhicule de la catégorie que nous avions réservé quelques heures plus tôt, nous bénéficions d'un véhicule de catégorie supérieure et dôté celui-ci d'un lecteur CD.
Rue

Statues

Taxis
Eglise

Cheval
Biensûr, nous n'avons pas emporté de CD dans notre voyage mais les prix étant 3 à 4 fois inférieur à ceux de l'héxagone, Sev s'était acheté la veille le dernier album de Madonna.

Nous l'avons donc passé en boucle jusqu'à l'overdose traversant les plaines, les déserts et les montagnes de l'Argentine. D'où ce titre loufoque...

J'ai longtemps hésité avec celui-ci : 'Sur les traces du Che avec Madonna, nous avons rencontré John Wayne' , mais c'était un peu trop long.
En effet, le Gaucho ou 'Cow-boy local' comme nous l'a traduit notre ami Juan de Buenos Aires, est présent un peu partout le long des routes.

Parfois très jeunes, parfois entre amis, d'autres fois en familles, la chevauchée du cow-boy est un mode de vie.

Contrairement à l'autre Amérique, nos personnages de Western locaux sont catholiques et hispaniques. Les rares bâtiments coloniaux subsistants, souvent les églises s'en ressentent.
Dome

Eglise 2

Defunta

Gaucho

Correa
Mais le monde chrétien leur semble trop étroit et les argentins n'hésitent pas y apporter des croyances locales qui font fleurir sur le bord des routes des petits lieux de dévotion dont la plupart se limitent à des amoncellements de bouteilles plastiques. L'ecologie Argentine est bien vivante. Recycler Pepsi et Coca dans le culte est une grande idée...

Cela dit, vu que chaque conducteur se réclame de la plus pure tradition initiée par Fangio, il faut en effet beaucoup de foi pour espérer parvenir entier à destination.
Finalement mon petit bolide de chauffeur, s'est remarquablement bien adapté à cette conduite sportive et hargneuse perdant au passage un peu de cette Zen-attitude lentement acquise durant les mois précédents. Le cours de Yoga ne sera finalement pas dispensable.
Sev

dimanche 29 octobre 2006

Paris Latino

depart

Portes

Terrasse

Clocher

Nous finissons notre trajet jusqu'à Buenos Aires par 20h de bus. Les passagers sont invités pour passer le temps à faire un bingo et sirotés à longueur de temps leur maté. Le maté est ici comme au Paraguay et en Uruguay, une institution.

C'est une infusion au goût acide et fumé que l'on boit à l'aide d'une paille dans un petit bol que l'on reremplit constamment d'eau chaude. Ainsi a-t'on croisé plusieurs personnes portant leur thermos d'eau chaude sous le bras et le petit bol dans l'autre main.

Tour

Expo Coeur
Artiste

Barbecue

Maisons
La ville de Buenos Aires nous rappelle beaucoup Paris alors forcément nous nous y sentons bien et décidons d'y rallonger notre séjour. C'est une ville sûre, pleine de vie où l'art est très présent ou tout au moins visible.

Dans les quartiers à la mode comme Palermo, les bars se succèdent dans ce petit quartier aux maisons basses et chacun rivalise de créativité pour faire plus design, plus hype, plus fashion...
 

On change de quartier, on change de monde. Riches, pauvres, artistes, salariés, entrepreneurs, étudiants, chacun sa place. Nous retrouvons ici un couple d'Argentins que nous avions rencontré au Viet Nam.
Le long voyage terminé, ils ont repris leurs activités comme si rien ne s'était passé. Sans doute ce qui nous attend. Juan est prof de fac et Véronica travaille dans la création graphique. Ils habitent une petit maison en plein centre ville et y dispose d'une grande terrasse dont nous ne pourrons profiter à cause du temps. Ils nous font un planning d'enfer pour découvir la ville.

Ici, notre vie sociale n'aura pas été aussi riche depuis notre départ. Nous retrouvons également un couple d'Anglais atypique. Elle, est d'origine japonaise et lui irlandaise et tous deux adorent le bon vin et savourent les fromages puants et vieillis. Nous passerons une soirée mémorable à dévorer du boeuf argentin arrosé de vin andin.
Eglise

Tipuce

Resto
Voiture

Tag

Enfants
Juan nous fait visiter sa ville et nous fait l'aimer. Nous nous retrouvons dans une vaste brasserie où les locaux exercent leurs talents de danseurs de tangos avant d'assister à l'inévitable show de danseurs professionnels.

Même si on est amateur, la chose est sérieuse et des plus jeunes aux plus âgés, chaucun se concentre sur ses pas et garde la mine grave.

Finalement, nous aimons tant la ville que nous décidons d'y revenir. Nous n'irons donc pas en Equateur, mais repartirons de Buenos Aires....

Vendeur

Interieur

immeuble

Tango