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samedi 05 août 2006

Du vin, des fleurs et la baleine !

depart

Nous arrivons en Afrique du Sud par Springbok à 6h du matin. Comme il fait encore nuit, nous attendons dans la station service de la ville que le jour se lève.

Ce n'est pas l'endroit rêvé pour se reposer mais nous n'avons que moyennement le choix étant donné les problèmes d'insécurité en Afrique du Sud.

Nous partons à la découverte de la ville et à la recherche d'une location de voiture à 7h30. Nous n'avons pas l'impression que beaucoup de touristes s'arrêtent dans cette ville. Tout le monde nous dit bonjour et rigole à notre passage.

Nous restons finalement une journée à Springbok avant de prendre la route pour rejoindre le Cap quelques jours plus tard.

Vue Du Ciel
(Quartier de Johannesburg vue du Ciel)
Cap

Cap2
(Le Cap de Bonne Espérance)
Champs
Fleurs
(Le Damaraland)
Maison
(Vignoble)
Mer
Nous prenons la route des écoliers, nous arrêtant dans des "Bed & Breakfast" au fur et à mesure de notre chemin. La route est magnifique bien que dangereuse du fait des autres conducteurs. Mais les paysages sont surprenants.

C'est ici, le printemps et les fleurs s'épanouissent et recouvrent les collines de tapis orangés, jaunes, bleus, violets ou blancs sur des hectares.


Plus au sud, nous passons d'un paysage de montagne avec des lacs comme en Suisse puis croisons quelques minutes plus tard des orangeries comme en Espagne et continuons sur la route des vins. Tout cela sur quelques dizaines de kilomètres.
Sur la route des vins, nous trouvons un vignoble loin de la route où nous savourons le calme dans cet endroit reculé. Nous partons le lendemain pour Hermanus sur le littoral où Stef a la chance d'apercevoir une baleine au moment où je tourne la tête.

Pas de chance car nous restons près d'une heure mais le vent s'est levé et il est impossible d'en revoir.

Nous rejoignons Cape Town la veille de partir, nous sommes un peu déçus par la ville car c'est inanimé. Nous sommes choqués de plus par les inégalités de ce pays.
Montagne

Oiseaux

Paon
Paysage

Avion

Route
Nous longeons des bidonvilles sur plusieurs kilomètres et quelques kilomètres plus loin, nous longeons des demeures plus splendides les unes que les autres. Nous avons l'impression d'être sur la côte d'Azur entre Cannes et Antibes! C'est vraiment choquant.

Nous allons à la pointe de l'Afrique du Sud, au cap de Bonne Espérance. Nous sommes à la rencontre de deux océans: l'Océan Indien et l'Océan Atlantique. C'est la pointe sud-ouest de l'Afrique. C'est étonnant.

Nous partons le lendemain matin pour l'Ile Maurice rejoindre mes parents. J'ai trop hâte!

samedi 29 juillet 2006

Des hommes en cage dans la savane

depart
Coucher Soleil
(Eh oui, c'est bien une girafe au fond!)

Lac asseche
(Lac asséché)

Tete de Girafe
Le parc d'Etosha, l'un des plus grands parc d'Afrique est aussi le plus célèbre de Namibie. La moitié Est du parc est accessible aux voyageurs individuels qui peuvent loger dans l'un des 3 camps que contient le parc.

Ces camps sont de vastes enclos offrant des emplacements de camping, des chambres au style surannées et des villas spacieuses.

On y trouve également une épicerie, un restaurant, une station-service et une salle de spectacle en plein air où un mur de pierre sépare les spectateurs de la scène et où les acteurs sont les éléphants, rhinocéros et autres animaux  de la savane venant s'abreuver au point d'eau jouxtant le camp.
Après notre expérience au Botswana, ces camps nous semblent un peu trop confortables et civilisés dans ce  cadre sauvage. Bien que tout à fait compréhensible, il est decevant d'être ainsi parqués.

Nous semblons être dans un zoo, mais où les bêtes en cage, ce sont nous !

Les distances sont relativement importantes (200 kms, d'Est en Ouest) et nous parcourons de nombreux kilomètres allant de point d'eau en point d'eau pour y admirer la faune.

Les routes de gravier sont faciles d'accès bien que parfois un peu chaotiques. (Tellement chaotiques que nous crevons le 2ème jour!). Absorber par le spectacle de la nature, nous en oublions le temps et devons chaque soir rejoindre à la hâte notre camp qui tous ferment de la tombée du jour à l'aube.
Arbre 2

Tetes de Zebres

Fleurs

Oiseau
Tic et Tac

Zebres

Impalas
Nous avons reservé pour 3 nuits dont 2 dans le même camp par faute de choix. Nous sommes déçus de ne pouvoir passer une nuit sur chaque site car chacun offrant plus ou moins de chance de voir tel ou tel animal.

Nous décidons donc de passer outre nos réservations et passerons la dernière nuit dans notre voiture afin de rester dans le dernier camp auquel nous n'avions pu accéder.

Ce ne sera pas une déception, puisque cela sera la seule fois où nous pourrons observer des rhinocéros.
La chance nous sourit pendant ces trois jours et nous pourrons voir de nombreux animaux dont un groupe d'une quinzaine de lions et deux lionceaux jouant sur le bord du chemin.

C'est la saison sèche et la meilleure saison pour admirer les animaux. En effet, quand la pluie est abondante, les animaux pouvant aisément trouver de l'eau, ils se dispersnet dans tout le bush. En cette saison, l'air est pur et toutes les bêtes assoiffées se regroupent autour des étangs.

Ainsi, jusqu'à une dizaine d'espèces peuvent se cotoyer sur un même site.
Lion
(La coupe du faignant!)
Girafe qui tire la langue
(Un peu débile!)
Arbre
Breuvage
(1h pour que la girafe se décide à boire!)

Antilope bis

Au palmarès, nous retenons le zèbre comme l'animal le plus bruyant ! La girafe la plus paranoïaque ! le lion le plus faignant (toujours surpris en pleine sieste) ! et le léopard et le guépard les plus timides... nous n'en aurons pas vus.

La suite, retour sur Windhoek où nous prenons le bus pour le nord de l'Afrique du Sud : une region vallonnée couverte de fleurs, le Damaraland.
Lionnes Antilopes

mardi 25 juillet 2006

Couleurs du desert

depart
Desert1

Desert6

Route1
(La route goudronnée s'arrête!)
Route2

Nous quittons les longues plages de l'Atlantique pour nous enfoncer dans le désert. Après une demi-heure de route goudronnée, nous poursuivons notre chemin sur du gravier. Nous ne croisons qu'une dizaine de véhicules et une trentaine d'autruches en 4 heures de route. Le paysage reste désespérement désertique mais nous offre une diversité étonnante.

De plaines caillouteuses à perte de vue, nous abordons une région valonnée couverte d'herbes jaunies, puis des montagnes orangées et parfois dans ces vastes étendues une rangée d'arbres verts qui longent le lit d'une rivière asséchée.

Etant donné le peu de voitures que nous croisons, Stef s'entraîne à conduire. Le seul bémol est que l'on conduit à gauche, mais il se débrouille très bien et est prêt à passer le permis!
Après 300kms, nous retrouvons enfin des signes de présence humaine. Sur nos cartes routières, il s'agit d'un petit rond blanc comme d'autres lieux qui ne laisse en rien présager de la taille de ce que nous pensions être une ville, si ce n'est le nom du lieu : Solitaire.

En tout et pour tout, "notre ville" qui porte remarquablement bien son nom, ne comporte que 5 bâtiments collés les uns aux autres, perdus au milieu d'une vaste plaine d'herbes désséchées. Un motel, un restaurant, un bar, une épicerie et une station service. Rien d'autre.
Desert5

Sev et Desert

Desert3
Lodge`

Desert2

Desert4
Nous reprenons notre route après un plein d'essence. Le soleil est déjà bien proche de l'horizon et il nous reste près de 100 kms à parcourir. Nous parvenons finalement à notre hôtel quelques minutes avant que le soleil ne disparaisse.

Le site complètement isolé, cerné par les montagnes est époustouflant et offre des couleurs féériques. Nous découvrons des couleurs que la nature réserve à ces lieux hors de la civilisation. J'ignorais que le ciel puisse prendre des couleurs aussi vives que la peau d'une orange ou les pétales d'une violette.
Le lendemain nous partons en 4*4 avec un guide voir les dunes de sables de Sossusvlei. Nous partons tôt afin de profiter de la lumière rasante du petit matin qui sublime les formes douces des dunes rouges-orangées.

Ces montagnes de sables culminent à 380 mètres. La progression sur les flancs abruptes est lente. Nos pas s'enfoncent dans le sable fin qui glisse de quelques centimètres, nous eloignant autant du sommet.

Nous ne grimperons pas aux plus hauts points et nous contenterons d'une modeste formation de 150 mètres s'enfonçant sur un lac en majeure partie asséché sur le fond duquel se dressent des troncs d'arbres morts séculaires desséchés et brûlés par le soleil.
Dune
(Dune de Sossuvlei)

Terre

Transport local
(Transport local)
Boutique

Autruche
(Autruches)
Après un bref crochet dans les antres infestées de serpents d'un minuscule canyon, nous reprenons notre petite Toyota tazz et logerons dans le maintenant célèbre hôtel de Solitaire.

Les deux jours suivants nous remonterons progressivement vers le Parc national d'Etosha en admirant des paysages dénudés mais toujours aussi surprenants et splendides dont certains portent des noms évocateurs tel que : paysage lunaire, montagne brûlée...